Pluralisme religieux

Transversal

Fait partie de argument de la diversité religieuse

57 œuvres

Le pluralisme religieux est la position philosophique et théologique selon laquelle plusieurs traditions religieuses offrent des voies également valides vers la réalité ultime, le salut ou l'accomplissement spirituel. Cette perspective soutient qu'aucune religion ne possède un accès exclusif à la vérité divine ou à l'efficacité salvifique, mais que les grandes religions du monde représentent des réponses diverses mais légitimes à la même réalité transcendante. La position pluraliste argue typiquement que les contradictions apparentes entre religions proviennent d'interprétations culturellement conditionnées d'expériences ineffables, et que sous les différences doctrinales se trouve une rencontre partagée avec le divin ou la réalité ultime.

La formulation moderne du pluralisme religieux a émergé de manière proéminente dans l'œuvre de John Hick, particulièrement dans "An Interpretation of Religion" (1989), où il propose son "hypothèse pluraliste" centrée sur la distinction entre le Réel en soi et le Réel tel qu'expérimenté humainement. Les défenseurs clés incluent Wilfred Cantwell Smith dans "Towards a World Theology" (1981), Raimon Panikkar dans "Le Christ inconnu de l'hindouisme" (1981), et Paul Knitter dans "No Other Name?" (1985). Les précurseurs incluent le relativisme historique d'Ernst Troeltsch et certains courants de la philosophie hindoue, particulièrement les enseignements de Ramakrishna et Vivekananda. Les avocats contemporains comprennent Perry Schmidt-Leukel dans "Religious Pluralism and Interreligious Theology" (2017) et Alan Race, qui a forgé la typologie tripartite d'exclusivisme, inclusivisme et pluralisme dans "Christians and Religious Pluralism" (1983).

Les critiques issues de diverses traditions religieuses argumentent que le pluralisme mine les revendications de vérité essentielles à l'identité et à la pratique religieuses. Alvin Plantinga dans "Warranted Christian Belief" (2000) soutient que le pluralisme est auto-réfutant, car il formule sa propre revendication exclusive sur la nature de la vérité religieuse. Gavin D'Costa dans "The Meeting of Religions and the Trinity" (2000) argue que le pluralisme impose subrepticement des valeurs libérales occidentales aux diverses traditions. S. Mark Heim dans "Salvations" (1995) propose que les religions peuvent mener à des fins véritablement différentes plutôt qu'au même but. Les pluralistes répondent en distinguant entre revendications de vérité absolues et relatives, arguant que leur position rend mieux compte de la diversité religieuse tout en maintenant l'humilité épistémique. Ils soulignent que reconnaître de multiples voies valides n'implique pas nécessairement le relativisme mais reconnaît plutôt les limitations des cadres conceptuels humains pour saisir la réalité transcendante.

Le pluralisme religieux diffère des approches par revendications conflictuelles en cherchant une résolution par une théorie d'ordre supérieur plutôt qu'en arbitrant entre revendications de vérité concurrentes. Contrairement à l'exclusivisme, qui maintient qu'une seule religion procure le salut, le pluralisme affirme de multiples voies valides. Il contraste avec l'inclusivisme, qui reconnaît la vérité dans d'autres religions mais maintient la supériorité d'une tradition, en affirmant une parité véritable entre les grandes religions. Le pluralisme diffère aussi du pérennialisme en se concentrant sur la validité de diverses voies religieuses plutôt que de chercher un noyau mystique universel sous-jacent.

Œuvres engageant cet argument

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Auteurs clés

Hick, John4 œuvres
McKim, Robert3 œuvres
Knitter, Paul3 œuvres
Renard, John2 œuvres
Byrne, Peter2 œuvres

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